Accueil
   
L'église Saint-Martin
     
 

 

 

Entrons dans l'église par le collatéral de droite qui abouti à la chapelle de la Sainte-Vierge. Le premier vitrail de ce côté, inauguré en 1866 sera décrit plus loin. Le vitrail suivant représente une vierge immaculée, écrasant le tête du serpent.

Ce bas côté ne possède qu'un tableau figurant la Cène. Il est cintré du haut et ne porte pas de signature. Il mesure 3 m de haut et 2 m de large.

La chapelle de la Sainte-Vierge possède un autel en pierre blanche dans le style du XIIIème siècle. Sur le tabernacle, se trouve une statue de la Sainte-Vierge présentant l' Enfant Jésus. L'enfant a les bras ouverts, comme s'il voulait embrasser le monde.

Dans la nef, le seul objet digne d'attention, est la tribune de l'orgue. Elle est supportée par des colonnes corinthiennes et ses panneaux sont ornés de branches et de couronnes de chêne sculpté. Cette tribune provient de l'ancien prieuré Saint-Eloi.

Le chevet de l'église se terme en carré. Au dessus du maître autel, se trouve une grande fenêtre ogivale garnie d'un vitrail moderne, représentant le Saint-Martin légendaire, coupant son manteau pour en couvrir un pauvre.

Les statues de Saint-Martin,en costume d'évêque, et de Sainte-Anne, accompagnent ce vitrail.

Le maître autel est une oeuvre toute moderne, il est en pierre blanche (style du XIIIème siècle) et a été consacré le 30 avril 1877 par Mgr Pierre DUFAL, évèque de Delcon, vicaire apostolique du Bengale oriental, avec l'autorisation des abbés BORMAND et BERTRAND, vicaires capitulaires.

Cet autel est en pierre de Caen dans la partie couronnant les gradins, ceux-ci étant divisés en 6 compartiments, 3 de chaque côté du tabernacle. Sur ceux de gauche, sont peints Saint-Vincent de Paul, le Roi Saint-Louis et Saint-Denis, et sur ceux du côté droit, Saint-Eloi, Saint-Laurent et Sainte-Geneviève.

Dans le soubassement de la table, sont peints également, au centre, l'agneau Pascal, et sur les côtés, les attributs des évangélistes.

Le collatéral de gauche possède un grand vitrail représentant André de Longjumeau remettant à Saint-Louis la Sainte Couronne d'Epines, le 10 août 1239. La reine, plusieurs prélats et moines, entourent le Saint Roi, André à ses genoux, portant la couronne sur un coussin. Au dernier plan, sont figurés l'église de Longjumeau et celle de l'ancien prieuré de Saint-Eloi.

Une seconde fenêtre, divisée en 3 compartiments par des meneaux, représente Saint-Laurent, patron de l'ancienne Maladrerie au XIIIème siècle, Sainte-Anne et la Sainte-Vierge, puis Saint-Eloi, patron du prieuré du même nom.

Le troisième vitrail représente les disciples d'Emmaüs avec cette légende dans un cartouche : "Mane Nobiscum Domine". Tous ces vitraux sont dus à la générosité de l'abbé LAURENT. Ils sont signés OZIARD et portent le millésime de 1860.

Un seul tableau termine ce bas côté, c'est un "Ecce Homo" vu à mi-corps, d'un mètre de hauteur et d'un mètre de largeur.

La chapelle qui termine ce collatéral, est dédiée au Sacré-Coeur de Jésus. Elle a pour rétable un tableau représentant le Christ montrant son coeur enflammé. Ce tableau n'a pas de signature, cest une oeuvre moderne.

La chapelle des fonds baptismaux, au bas du collatéral de gauche, a pour ornements deux tableaux encastrés dans une boiserie de chêne classée par le service des monuments historiques. Le premier est une Sainte-Geneviève accoudée sur le bord d'un pilastre et semble méditer dans un livre ouvert. A ses pieds se trouvent quelques brebis et sur le même pilastre on voit une urne de forme antique entourée de feuillage et de fleurs.

Le second tableau représente Jésus ressuscitant la veuve de Naïm. Une multitude de gens entoure le Sauveur en exprimant son admiration. Dans le fond, on aperçoit les murailles et les monuments de la ville de Naïm.

La plaque de marbre se trouvant dans la chapelle des fonds baptismaux, rapelle les noms et le souvenir des enfants de la paroisse morts pour la patrie pendant la guerre de 1914-1918, à laquelle l'armistice du 11 novembre 1918, jour de la fête de Saint-Martin patron de la paroisse, mit fin.

La sacristie est adossée au chevet de l'Eglise et na paraît dater que de la fin du XVIIème siècle ou du commencement du XVIIIème siècle. Elle est garnie de boiseries de style Louis XV. Sur chacune de ses faces sont encastrées dans ladite boiserie des peintures, la première en entrant à gauche représentant l'administration du sacrement de Confirmation par Saint-Martin. La seconde peinture est une descentede croix, la troisième une adoration des bergers et la quatrième le baptème de Notre Seigneur.

Ces peintures sont dues au peintre BOQUET. Cet artiste faisait partie de l'ancienne académie de peinture et était peintre de l'Opéra avant la révolution. Il est mort à Villeneuve-Saint-Georges, le 31 mai 1823, à l'âge de 81 ans et fut inhumé à Paris. Ses oeuvres sont encore très recherchées et appréciées.

Les pierres tombales de l'Eglise Saint-Martin offrent une intéressante collection d'épigraphes tumulaires. Une seule est mise en valeur, les autres le seront une fois fixées aux murs des collatéraux par des crampons de fer.